05 Mai

Diversification alimentaire simple et intuitive : c’est possible ?

diversification alimentaire

Comment débuter sereinement la diversification alimentaire ?

Zoom sur cette étape clé, en théorie et en pratique

La diversification alimentaire est une étape importante dans la vie des bébés.
Diversification alimentaire

La diversification alimentaire est au cœur des préoccupations parentales. Mais comment faire sans se prendre la tête ? Est-ce que cela va bien se passer ? Par quoi commencer ? Et quand ? De multiples questions viennent assaillir les familles tandis que les conseils sont aussi nombreux que différents. De quoi s’y perdre et stresser encore davantage…

Dans cet article, je vais vous permettre d’y voir plus clair pour aborder la diversification avec confiance et sérénité. Parce qu’en fait ça peut très bien être simple et intuitif !

Avant tout, venez télécharger votre E-Book offert et ma vidéo “Comment réussir à faire manger des légumes à ses enfants ?” juste ici: https://www.defilenfamille.fr/

Et si besoin, je suis là pour répondre à vos questions et cheminer avec vous, pas-à-pas 😉 : https://www.defilenfamille.fr/contact/

Précisions

Avant de lire cet article, je tiens à préciser que les principes mentionnés sont valables pour des bébés en bonne santé, sans pathologie particulière. En cas de pathologie connue, je vous invite à consulter votre médecin avant de commencer la diversification.

Il est difficile de traiter de la diversification alimentaire en un seul article. Alors évidemment je n’aborde pas tous les aspects. Par conséquent, pour toute question, vous pouvez me contacter ici : https://www.defilenfamille.fr/contact/

Le sommaire

Qu’est-ce que la diversification alimentaire ? Précisions Par quel aliment commencer ? Comment les cuisiner ? La préparation Quelle quantité donner ? Midi ou soir ? Et quand on allaite ? Quelle boisson proposer ? Qu’est-ce que la DME ? Récap par type d’aliments A retenir : les grands principes selon moi

Qu’est-ce que la diversification alimentaire ? 

La diversification alimentaire correspond au passage d’une alimentation exclusivement lactée à une alimentation solide. Elle s’effectue progressivement.

Les recommandations actuelles invitent les parents à commencer à diversifier l’alimentation de leur enfant entre 4 mois révolus et 6 mois. Il s’agit d’une période pendant laquelle la tolérance et la curiosité alimentaires seraient optimales et le risque d’allergie future réduit.

Cependant, un des grands principes de la diversification alimentaire est d’aller au rythme de son bébé et de cheminer avec lui. Il est donc tout à fait possible de commencer la diversification plus tard, si l’enfant a un développement normal.

Précisions

Je sais que je risque de froisser quelques ayatollahs de la diversification par cet article très « cool » Néanmoins, de par mon expérience, tant d’infirmière puéricultrice que de maman, je vous recommande avant tout de faire confiance à votre intuition et à votre enfant. Fuyez les diktats de l’alimentation parfaite et gardez seulement les grands principes en tête. Je les récapitule en fin d’article : ICI

Plus vous privilégiez l’écoute, la bienveillance et le plaisir, plus l’enfant sera enclin à goûter, tester, expérimenter, manger, etc.

Hormis en cas de terrain allergique ou de pathologie digestive par exemple, il n’est pas nécessaire d’établir un programme ou un calendrier précis avec 3 jours par fruit ou par légume. Cela ne va faire que vous stresser, ajouter de la charge mentale et ne changera rien en terme de tolérance !

Rien n’est mieux que d’utiliser les fruits et légumes de saison (et bio si possible !) que l’on a acheté pour toute la famille et de préparer le repas ensemble.

Par quel aliment commencer la diversification alimentaire ?

Comme dit plus haut, il n’est pas nécessaire de faire 3j par aliment nouveau puis de changer. Il est d’usage de commencer par les légumes (courgette, carotte, courge, betterave, navet, brocoli, petit pois, haricot vert par exemple) avant les fruits. Pourquoi ? Parce que le palais des enfants (le nôtre aussi d’ailleurs) est très sensible au goût sucré. S’il goûte d’abord le sucré, il est possible qu’il soit moins enclin à tester les légumes ensuite… Mais chaque enfant est différent ! Alors si vous commencez par les compotes de fruits, pas de panique !

Certains légumes sont plus difficiles à digérer ou très fort en goût comme le panais, les choux, le fenouil, l’artichaut, le poireau, le topinambour par exemple. Il est donc préférable de les introduire quelques semaines ou quelques mois plus tard.

Évidemment, n’introduisez qu’un seul aliment nouveau à la fois pour pouvoir évaluer sa tolérance.

Comment les cuisiner ?

Alors là par contre, il y a quand même quelques règles à respecter. Le mieux est de cuire les aliments (lavés au préalable) à la vapeur douce à faible température (<100°C). C’est pourquoi je vous recommande d’utiliser un cuit-vapeur type « Vitaliseur » (ce que j’utilise, je vous mets le lien et un code promo en bas de page).

Pourquoi ? Parce qu’au-delà de 100°C la plupart des vitamines, enzymes et sels minéraux sont détruits. Certaines cuissons engendrent même des molécules toxiques pour l’organisme ! En outre, la cuisson douce préserve l’apparence, le goût, la texture et la couleur des aliments. Enfin, elle permet aussi à l’enfant de mettre en éveil tous sens pour découvrir l’aliment nouveau.

Ça c’est l’idéal. Mais pas de culpabilité si cela n’est pas possible ou si ce n’est pas votre choix. Aussi, si vous avez un robot cuiseur-mixeur spécialement acheté ou offert pour votre enfant, sentez-vous libre de l’utiliser bien sûr ! Il aura l’avantage d’être facile et rapide à utiliser et de faire des petites portions.

Vous pouvez utiliser des légumes ou fruits frais ou surgelés. Évitez les boîtes de conserve, elles contiennent des additifs.

De même pour réchauffer, préférez le bain-marie au four à micro-ondes. En effet, en plus de détruire les vitamines et nutriments, il ne réchauffe pas uniformément. Gare aux brûlures !

La préparation

Un principe : pas de sel, pas de sucre, pas de poivre, pas d’épices. Le légume ou le fruit doit être servi NATURE !

A partir de 12 mois, vous pourrez introduire un petit peu de miel, de sucre ou de sel mais en très petite quantité, et pas avant !

Vous pourrez mettre un peu de matière grasse (1 cuillère à café environ) à partir de 6 mois. Pensez à les diversifier en fonction de ce que vous avez (huiles végétales, beurre, margarine, crème).

Les mamans qui ont l’habitude de manger épicé, même pendant la grossesse, peuvent mettre un peu d’épices sur les aliments de bébé. Il faut alors que l’aliment ait été introduit et bien toléré. En effet, le bébé a eu l’habitude de ces saveurs lorsqu’il était nourri par le placenta. Elles devraient lui être plus familières. Pour celles qui mangent très peu d’épices, vous pouvez tester à partir du 6ème mois si vous le souhaitez.

Chaque fruit et légume sera plus facilement apprécié s’il est épluché, épépiné et bien cuit.

  • Astuce pratique : faites plusieurs portions dans des bacs à glaçons ou des contenants réutilisables. Vous pouvez ensuite les stocker au réfrigérateur ou au congélateur.

J’utilisais ceux-ci : https://bit.ly/3thjiCG

Si vous n’avez pas la possibilité de cuisiner ou en dépannage, vous pouvez acheter des petits pots industriels spéciaux bébé. Cela n’est pas l’idéal mais ils se sont bien perfectionnés ces derniers temps. Faites bien attention en revanche à les choisir bio si possible et la bonne gamme d’âge.

  • Astuce pratique : Vous pouvez mélanger les légumes ou les fruits à du lait (maternel ou infantile) pour confectionner une purée ou une soupe.

Quelle quantité donner lors de la diversification alimentaire ?

Votre enfant n’a connu que le lait maternel ou infantile ; vous devez donc y aller progressivement. Ainsi, il est conseillé de commencer par une cuillère à café. Cependant, la règle à suivre (il y en a quand même !) est de suivre la faim de votre enfant. En outre, soyez à l’écoute de votre enfant : s’il a l’air de bien apprécier, vous pouvez lui en donner une deuxième ! En revanche, s’il recrache, grimace et refuse, n’insistez pas et tentez l’expérience à un autre moment.

L’idée est d’augmenter les quantités petit à petit, si votre enfant tolère l’aliment et l’apprécie. Au bout de quelques semaines, votre enfant mangera sûrement un petit pot de purée ou de compote (soit environ 100g).

Cependant, n’oubliez pas que chaque enfant est différent, alors fiez-vous à son appétit, ses besoins et sa courbe de poids. S’il a l’habitude d’être un gros mangeur, il aura sûrement besoin d’un peu plus. A l’inverse, si votre enfant est du style « crevette », il sera probablement rassasié plus rapidement. En tout cas, écoutez-le !

Un autre grand principe : laissez votre enfant choisir ce qu’il fait entrer dans son corps ! Mettez-vous à sa place, c’est très violent de devoir ingurgiter quelque chose que l’on ne souhaite pas. Cela risque de nuire à la relation que votre enfant a, tant avec la nourriture, qu’avec vous.

Si votre enfant régurgite ou vomit de façon importante, s’il a une réaction cutanée (boutons, démangeaisons, rougeurs, …) ou des troubles digestifs (diarrhée, coliques, sang dans les selles), stoppez la diversification et consultez votre médecin.

Midi ou soir ?

Ce sont les parents qui doivent initier la diversification, pas la crèche, pas les grands-parents, pas l’assistante maternelle. Alors, même si le mieux est de commencer lors d’un repas de midi, il vaut mieux le faire le soir si c’est à ce moment que vous êtes en famille.

La clef est de choisir un repas serein où votre enfant est disponible psychiquement. C’est pourquoi si les soirs de semaine sont compliqués et tendus car votre bébé est fatigué, je vous conseille d’opter pour un autre moment.

Comment se passe la diversification alimentaire quand on allaite ?

Que vous allaitiez ou non, les principes sont les mêmes ! L’important à retenir est que le lait est l’aliment principal de votre enfant jusqu’à 1 an (minimum 500 ml/jour). Vous pouvez donc diversifier à partir de 4 mois révolus ou plus tard, selon votre choix.

La diversification alimentaire ne doit rien changer à votre allaitement. Je vous recommande donc de commencer par la tétée et de proposer ensuite à votre bébé la purée, la compote ou un autre aliment solide.

Il est possible que votre enfant préfère téter lorsqu’il est contre vous et refuse les autres aliments. Quelle belle occasion de solliciter le deuxième parent pour commencer la diversification ! Si vous avez envie de plus de conseils en cas d’allaitement, contactez-moi ici :

En effet, il s’agit d’une nouvelle expérience pour votre bébé mais les quantités sont tellement petites que cela ne doit pas affecter la quantité de lait bue. Parfois, certains bébés ont besoin d’un petit temps d’adaptation pour le changement. La tétée ou le biberon du midi (ou du soir) seront progressivement remplacés par un repas diversifié au bout de quelques semaines.

Quelle boisson proposer ?

En priorité, proposer du lait (maternel ou infantile), et sinon servez de l’eau à votre enfant. Les jus de fruits, sodas, sirops ne sont pas des aliments recommandés.

Il est possible de laisser l'enfant plus autonome en pratiquant la DME (diversification menée par l'enfant )
DME : diversification alimentaire menée par l’enfant

Qu’est-ce que la DME ?

Je ne vais pas développer la DME dans cet article. Néanmoins, pour éclairer le sujet, la Diversification Menée par l’Enfant est une façon d’aborder la diversification alimentaire qui est très en vogue depuis quelques années. Il y a ses partisans et ses détracteurs.

L’idée générale est de proposer à l’enfant de manger des aliments lui-même sous différentes formes et textures. Il n’y a donc pas que des purées ou compotes mais aussi des petits morceaux. Les morceaux doivent être suffisamment mou pour être absorbés sans risque. Cela implique également d’attendre au minimum 6 mois, que votre enfant tienne en position assise, qu’il puisse saisir les aliments et les mener à la bouche. De plus, il est impératif d’être en permanence très vigilant au risque de fausse route !

Évidemment, que vous pratiquiez la diversification alimentaire « classique » ou la DME, je vous invite à avancer aussi au rythme des poussées dentaires de votre enfant.

Récap par type d’aliments 

A partir de 4 mois révolus :

Fruits et légumes (cuits à la vapeur, sans assaisonnement, épluchés, lavés, épépinés)

A partir de 6 mois :

Viande, poisson, ¼ œuf dur (10g max, soit 2 cuillères à café)

Pommes de terre, féculents, céréales avec gluten 

Matières grasses 

Farines : type blédine ou céréales en poudre. Elles sont facultatives et peuvent être introduites (avec ou sans gluten) si votre enfant est un petit mangeur ou a une courbe de croissance en berne.

Pour rappel les aliments suivants sont des féculents : riz, pâtes, céréales (quinoa, millet, sarrasin, boulgour, semoule, amarante, orge, épeautre, kamut, fonio…), polenta, tapioca, pain

A partir de 6-8 mois :

  • Fromages pasteurisés à texture molle 
  • Eau : la seule boisson en dehors du lait, surtout quand il fait chaud. N’oubliez pas un petit biberon ou une petite gourde d’eau au quotidien dès 12 mois s’il ne tète pas !
  • Fromages pasteurisés à texture molle : à partir de 6-8 mois
  • Légumes secs, légumineuses (lentilles, pois chiches, pois cassés, haricots rouges et blancs, tofu, fèves, etc.) : se digèrent souvent plus difficilement.
  • Épices, herbes aromatiques : en petite quantité si bien appréciées.

A partir de 12 mois :

Miel

Biscuits type boudoirs, chocolat : en quantité modérée car produits sucrés

Bonbons, fast-food, boissons sucrées, chips ne sont pas des aliments recommandés.

Quand la diversification sera bien mise en place, 3 repas sur 4 contiendront d’autres aliments que le lait. Ainsi, vers 1 an, quand votre enfant a 4 repas par jour :

Dans l’idéal (ce sont des repères, donc à adapter) :

  • Matin : lait maternel ou biberon de lait 2ème âge (environ 240ml)
  • Midi : purée (1/3 féculents et 2/3 légumes)+ protéines (viande/poisson/œuf/légumineuse)+ 1 cuil. A café de matière grasse + 1 laitage (lait maternel/lait 2ème âge ( 150 ml environ)/yaourt/petit suisse/fromage mou)+ fruit ou compote
  • Goûter : lait maternel ou 2ème âge (210 ml environ) ou yaourt ou petit-suisse ou fromage blanc + 1 fruit ou compote
  • Soir : lait maternel ou 2ème âge (240 ml environ) + purée (2/3 féculents/1/3 légumes)

Vous pouvez inverser repas du midi et du soir si vous le souhaitez. Les protéines ne sont pas indispensables au quotidien, vous pouvez en donner 1j/2.

Rappel : lait maternel le plus longtemps possible.

Sinon, lait 1er âge de 0 à 6 mois.

 Lait 2ème âge de 6 à 12 mois

et ensuite lait de croissance jusqu’à 3 ans. Vous pouvez utiliser du lait de vache entier si vous le souhaitez en remplacement.

des repères pour savoir quand introduire chaque groupe d'aliment et en quelle quantité. A adapter aux besoins de chaque enfant.
Repères du carnet de santé

A retenir : les grands principes selon moi

  • Allez-y cool ! Faites-vous plaisir et faites plaisir à votre enfant ! Soyez attentif à ses goûts, ses envies et ses besoins ! Les repas doivent être un moment de plaisir, de partage et de découverte…
  • Gardez confiance, variez et recommencez ! Si votre enfant ne veut pas d’un aliment le jour J, essayez de recommencer le lendemain ou quelques jours plus tard. Peut-être faut-il simplement changer de contenant, de texture, de température, de moment ou peut-être avait-il la couche pleine par exemple.

« Ne vous découragez pas ; c’est souvent la dernière clef du trousseau qui ouvre la porte. »

Paulo Coelho
  • Les enfants ont besoin d’exercer tous leurs sens donc laissez-les expérimenter les aliments par la couleur, le toucher, la vue et l’odorat notamment. Oui bébé en mettra sûrement plus sur lui, au sol et sur la table que dans sa bouche, c’est normal, c’est une étape de développement. Il voudra sûrement mettre les doigts dans la purée, étaler la compote, cracher la purée au sol, « pitrouiller » les morceaux de poire, etc. Alors lâcher-prise et patience… Il en faut beaucoup pour être parent ! 😉
  • Allez-y progressivement. Chaque chose en son temps. Un aliment à la fois et au rythme de votre enfant. Rien ne sert de courir, il faut partir à point.
  • Les choses les plus simples sont les meilleures. Lorsque vous faites les courses ou allez au marché, pensez à ce que vous voulez faire goûter à votre enfant. Quand vous cuisinerez, vous en réserverez une petite partie pour votre enfant, sans assaisonnement.
  • Le lait maternel ou infantile est le premier aliment de votre enfant jusqu’à ses 1 an. Alors s’il ne mange que très peu d’aliments solides, ce n’est pas grave.
  • Nous avons souvent tendance à donner trop de protéines à nos enfants. Soyez vigilants aux quantités ! Pour rappel, les laitages contiennent aussi des protéines animales.

Vous ne savez pas comment faire avec votre enfant ? Cela ne se passe pas comme prévu ? Vous avez des questions ou des doutes ? Je suis là pour vous accompagner. Contactez-moi ici : https://www.defilenfamille.fr/contact/

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Références

Sources :

Dr TOPUZ, Bernard., Dr DARRACQ, Gilbert., Dr GIBERT, Jean-Marc., Le Guide du bébé. J’ai lu. Paris : 2020. Librio.

GASSIER, Jacqueline., DE SAINT-SAUVEUR, Colette., dir. Le sevrage et la diversification alimentaire. In : le Guide de la puéricultrice. 3ème Ed. Masson. Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2012, p.450-458

Le guide de l’allaitement maternel, Santé Publique France

Sites internet :

https://www.cubesetpetitspois.fr/

https://naitreetgrandir.com/fr/etape/0_12_mois/alimentation/fiche.aspx?doc=naitre-grandir-bebe-aliment-solide-complementaire-legume-fruit

Liens :

Vitaliseur de Marion : https://www.vitaliseurdemarion.fr/officiel/vitaliseur-de-marion/

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